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EURO, MON AMI

EURO, MON AMINational

Contrairement aux populistes qui prônent un retour au franc, les centristes appellent au maintien de la monnaie européenne.  Et défendent la création d'un véritable gouvernement de la zone euro. 

13 mai 2014|14:24

ILS EN ONT fait leur bouc émissaire favori. Le mal absolu à l'origine de tous nos maux : chômage, vie chère, ou encore perte de souveraineté. Sa simple évocation leur provoquerait même presque une éruption cutanée instantanée. Chacun l'aura compris : eux, ce sont les populistes. Et, ce "mal" qui leur sert ainsi d'exutoire, c'est bien sûr l'euro. 

Quand les leaders des deux Fronts - national et de gauche - ont évoqué un retour au franc pour la première fois, il y a quelques années déjà, personne ne les a vraiment pris au sérieux. Prenons garde tout de même. Aujourd'hui, selon un sondage BVA pour Le Parisien publié dimanche dernier, 21% des sondés estiment désormais "souhaitable" une sortie de l'euro.

Pour les centristes, au contraire, une sortie de l'euro serait catastrophique. Au-delà de ce beau symbole de pays européens réunis autour d'une même monnaie, un retour aux monnaies nationales serait synonyme de dévaluation, perte sensible de pouvoir d'achat. Et donc d'une diminution de l'épargne des ménages. Inutile de se risquer sur une bataille de chiffres : 10, 15, 20% en moins ! Qu'importe finalement. La question n'est plus celle-là. Mais le résultat, lui, sera bien celui-ci.

 

Convergence sociale et fiscale

Surtout, si l'Europe veut des entreprises compétitives face aux nouvelles puissances continentales, comme par exemple la Chine, l'euro est un moyen. Aux dirigeants européens d'en faire un atout à condition de s'engager enfin vers une union politique pour accompagner l'union économique. Dans leur programme, les candidats UDI-MODEM Les Européens proposent ainsi de "créer un véritable gouvernement de la zone euro" pour notamment engager la convergence des systèmes sociaux et fiscaux. Ou encore pour doter la zone euro d'un budget autonome alimenté par des ressources propres. Par exemple pour favoriser des programmes d'investissements pour des relocalisations d'entreprises porteuses d'emplois. 

Pour finir : juste une petite question aux populistes. Si l'euro était responsable de tous nos maux, pourquoi certains pays de la zone euro s'en sortent-ils mieux que d'autres ? Peut-être parce que certains dirigeants européens préfèrent regarder la réalité en face et l'affronter avec pragmatisme plutôt que de perdre leur temps dans la recherche de boucs émissaires. L'euro, comme l'Europe, est ce que chacun en fait.

 

Rodolphe Geisler

 

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