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Traité de libre-échange : le "oui mais" du Centre

Traité de libre-échange : le "oui mais" du CentreNational

Alors que la Commission négocie un accord de libre-échange avec les USA, les centristes appellent à la vigilance.  Notamment sur le respect des normes européennes agro-alimentaires.

6 mai 2014|12:54

PAS CONTRE a priori. Mais pas pour à tout prix. Les candidats UDI-MODEM Les Européens, qui seront élus le 25 mai prochain au Parlement européen, se montreront juste "très vigilants" sur les termes de l'accord commercial actuellement en cours de négociations entre la Commission européenne et les États-Unis d'Amérique : le fameux Traité de libre échange transatlantique. Egalement appelé Trans Atlantic Free Trade Agreement (Tafta) ou Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP).

Mais à la différence de la gauche de la gauche et de la droite souverainiste, qui dénoncent déjà par avance ce traité en cours d'élaboration à de seules fins politiciennes, les centristes, eux, préfèrent ne pas préjuger avant d'en connaître les chapitres. L'idée que l'Europe parle d'une même voix est toujours intéressante. C'est pourquoi, pour éviter toute suspicion, qui finalement fait le lit des europhobes, les responsables UDI-MODEM demandent une plus grande transparence autour des négociations en cours. Ensuite, en fonction du texte qui sera effectivement soumis au Parlement européen, ainsi qu'auprès des parlements nationaux, les élus centristes se réserveront alors la possibilité de le ratifier ou pas. En responsabilité. Pour l'intérêt de l'Europe et de ses consommateurs.

Pour les candidats UDI-MODEM Les Européens plusieurs lignes jaunes ne doivent pas être en effet franchies. Tout d'abord, pour eux, l'Europe doit catégoriquement refuser la dégradation de ses standards de qualité, notamment au sujet de ses normes exigeantes en matière agro-alimentaires, sanitaires, environnementales, ou encore juridiques. "Rendre compatible les marchés américains et européens ne doit pas déboucher sur une dérégulation", expliquait récemment dans une tribune à L'Opinion Guy Verhofstadt, soutenu en France par les candidats centristes pour présider la future Commission européenne à partir de fin octobre. Enfin, pour mieux défendre les entreprises et les intérêts stratégiques européens, les centristes exigent d'appliquer systématiquement le principe de réciprocité dans les accords commerciaux internationaux. Une condition, elle aussi, non négociable.

Rodolphe Geisler

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